charleroi

Pendant mon passage au salon des blogueurs voyage en Belgique, J’ai eu l’occasion de passer une journée à Charleroi. Je ne savais pas grand chose de cette ville, si ce n’est qu’elle avait été qualifiée de ville « la plus moche du monde » il y a quelques années… Pas très attirant à priori, jusqu’à ce que j’apprenne que c’est un vivier du street art et de la culture urbaine.

La promenade commence tôt le matin dans la ville basse, non loin de la gare. J’ai une première impression de ville  fantôme habitée par du silence et de la nostalgie.

Gare de Charleroi

charleroi

Le street art déchire la grisaille

Les vieux bâtiments se succèdent dans les rues presque silencieuses. Les enseignes lumineuses encore allumées et les cafés déserts renforcent cette impression de ville déserte.
De grandes fresques colorées disséminées dans les ruelles déchirent la grisaille du béton.

street art à charleroi

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J’apprend que Charleroi a très vite encouragé le street art à travers des festivals, pour se dynamiser et se donner des couleurs. Parmi ces festivals, on retrouve Asphalte avec lequel il est possible d’effectuer des parcours dans la ville à la recherche des ses fresques.

Cette ambiance contrastée de rues désertes, de fresques bariolées, et de nombreux bâtiments en construction/travaux donne la sentiment d’une ville en mue, qui sort de son sommeil et se pare de couleurs pour célébrer son réveil.

charleroi

L’art sous toutes ses formes

La balade se poursuit vers la ville Haute. Nous remontons vers la place Charles II. C’est jour de marché et il y a beaucoup plus d’animation que dans les rues que nous venons de traverser.

marché à Charleroi

Tellement d’animation que je perd mes compagnons de route dans la foule :)
quelques tweets et appels téléphoniques plus tard, je les retrouve auprès de Totor et Tutur, les deux lions qui gardent le palais de justice.

Totor et Tutur Charleroi

Totor et Tutur Charleroi – credits Wikimedia

Nous arrivons ensuite au BPS-22, le musée d’art de la province de Hainaut. Installé dans un ancien hangar industriel, ce musée fait cohabiter de manière hétéroclite et intelligente des oeuvres d’art classique et contemporain.
On traverse cet univers dans une atmosphère lumineuse et épurée qui invite à prendre le temps de se laisser absorber :

BPS-22 charleroi BPS-22 charleroi BPS-22 charleroi BPS-22 charleroi BPS-22 charleroi

La découverte suivante est un trésor et un véritable coup de coeur personnel : le musée de la photographie de Charleroi, installé dans un ancien carmel.

Musée de la photo charleroi

Musée de la photo charleroi

Il s’agit du plus grand musée de la photographie d’Europe (6000 m²) avec plus de 80 000 photographies dont 800 en exposition permanente. Nous ne sommes restés que deux heures mais j’y aurai bien passé le journée. Les expositions organisées en mini galeries et salles qui là encore donnent envie de prendre son temps pour tout découvrir.

Musée de la photo charleroi

J’ai eu aussi un grand coup de coeur pour la collection de 600 appareils photos disséminées dans des vitrines autour de l’ancien cloitre. C’est vraiment un endroit que j’ai aimé et j’y reviendrai, c’est sûr !

Culture Underground

Rockerill Charleroi

L’aventure carolo s’est poursuivie avec une petite touche « underground » au Rockerill. Comment décrire le Rockerill ? Un grand espace à la décoration métallique, tendance Steam Punk, installé dans une ancienne forge où les adeptes de la vie nocturne viennent boire un verre ou assister à des concerts.

Rockerill Charleroi Rockerill Charleroi

Cette ambiance à la Fallout m’a beaucoup plu et je m’attendrai presque à pouvoir payer mes boissons en capsules :)

Rockerill Charleroi

En visitant les différentes salles et en voyant les vestiges de la nuit précédente encore présents j’avoue que je serai très curieux de voir qu’est ce que ça donne comme ambiance à 2h du matin :)

Balade urbex le long de la Sambre

La journée se termine par une balade sur un chemin de halage le long de la Sambre. Là encore on retrouve le contraste ressenti le matin : de vieux bâtiments industriels à l’abandon, couleur rouille, côtoient les fresques street art, couleur vives et acidulées, qui prennent possession des murs. Je vous laisse profiter des images :

charleroi Charleroi Charleroi

 

charleroi charleroi

Charleroi Charleroi Charleroi

Au final je garde le souvenir d’une ville contrastée, en mutation, qui se construit un dynamisme tout en s’appuyant sur son passé et son ambiance industriels.


Merci à la maison de tourisme de Charleroi, Tourisme Wallonie Bruxelles et à l’équipe du WAT16 d’avoir organisé cette journée.

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6 réponses
  1. Laura
    Laura dit :

    Ah la la Charleroi était parmis mes choix préférés et je regrette de n’avoir pu y aller. Mais ton article me permettra de ne pas la zapper la prochaine fois que je serais dans les parages.

    • Eric
      Eric dit :

      Moi quand j’ai vu la thématique streetart et photo je n’ai pas hésité :)
      C’est vraiment une promenade que je recommande

  2. Nicolas
    Nicolas dit :

    Pas mal cette stratégie de se faire appeler « ville la plus laide du monde » pour créer le buzz autour d’elle !
    D’autant plus, qu’au vu de tes photos, Charleroi mérite apparemment une visite !
    Super ton article,
    Nicolas.

    • Eric
      Eric dit :

      Merci Nicolas !
      Personnellement, c’est une balade qui m’a beaucoup plue. C’est le genre d’endroit qui ont une âme qu’il faut prendre le temps de découvrir.

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